Protection sociale

La question de la protection sociale interpelle tous les acteurs et forces vives d’une Nation sur la nature de la société où ils veulent vivre : une société inclusive, intégratrice et solidaire ou une société dont les régulateurs principaux sont les lois impitoyables et sélectives du marché.

Elle est une exigence politique inscrite dans les constitutions de nombreux pays, ainsi que dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme et le Pacte international des droits économiques et sociaux.

Le rapport Bachelet d’octobre 2011, puis la Recommandation de l’OIT de 2012 ont rappelé cette exigence et souligné qu’elle était loin d’être devenue partout une réalité : 28% seulement de la population mondiale bénéficient d’un régime de protection sociale au sens défini par l’OIT[1]. Si, en moyenne, 17,2% du PIB mondial luisont consacrés, les pays à revenus faibles ne lui allouent que 4,1% et les pays à revenus moyens 7,0%. La moyenne des dépenses publiques consacrées à la sécurité sociale par rapport au PIB est évaluée à 5% en Afrique et à 25% en Europe.

Elles sont aggravées par le fait qu’une grande majorité des ruraux, qui représentent plus de la moitié dans la plupart des pays du Sud, et une bonne partie des populations des espaces périurbains, ne bénéficient pas d’une couverture sociale. Celle-ci concerne principalement les salariés des secteurs privés et publics. Dans les pays européens, la crise économique et sociale qui sévit depuis sept ans a mis en lumière la précarité d’une partie croissante de la population, qui se manifeste aussi par un affaiblissement de la protection sociale.

Ceci ne veut nullement dire que l’objectif de mettre en place une couverture sociale minimale universelle soit hors d’atteinte. Dans tous les pays de la Francophonie des démarches sont engagées en ce sens et des avis des Conseils Économiques et sociaux appuient leur développement.

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